Stade Ruthénois Natation 1972/1979La renaissance...Ou... l'épopée de...Jeanine et Charles Ley
Octobre 1972. Assemblée Générale du SRN. Le club va s'arrêter, un conflit de personnes oppose le Président et le Directeur de la piscine/Entraîneur (pourtant à l'origine de la création du club, dès l'ouverture du bassin été à Rodez)Quelques parents dont nous faisons partie, sont présents dans la petite salle. C'est la désolation ! Nous pensons à nos enfants qui nagent avec fierté sous la bannière du club
La question fatidique est lancée ! Qui voudrait reprendre le flambeau ?
Mon mari et moi-même échangeons un bref coup d'oeil. Nous sommes en harmonie, nous levons la main, suivis bientôt par d'autres: M. et Mme Mounier, M. Couffignal, Liliane Albenque (nageuse du club), Mme Geffrault... etc.Nous ignorions alors ce qui nous attendait!
Mais nous ne regrettons rien. Nous avons connu des moments extraordinaires surtout grâce aux enfants que nous avons côtoyés.
Outre les formalités administratives, un problème de taille se pose alors: s'occuper du club d'accord . Il faudra entraîner les nageurs... Et le club n'a pas d'entraîneur ...
La saison 1973 se profile. Jeanine Ley obtient de son employeur, l'autorisation d'aller suivre un stage d'entraîneur organisé au CREPS/Toulouse, par le Comité des Pyrénées Natation, et la Jeunesse et Sports, avec la DTR Ginette Jany/Sendral
En mai 1973, malgré une température extérieure plutôt frisquette, la structure du SRN est prête à fonctionner. Outre les sections compétitions (trois niveaux), on met en place une section d'initiation et de familiarisation pour les jeunes enfants ne sachant pas nager.
Quelques parents qui ont fait inscrire leurs enfants, ne comprennent pas le but recherché. Ils pensaient que leurs enfants allaient apprendre à nager en quelques séances. Or, ce n'est pas le but de la section. Nous voulons que les enfants s'habituent à évoluer dans l'eau (flottaison, immersion). Et puis, les M.N.S. employés par la Municipalité vont garder le monopole des leçons, nous n'envisageons pas de leur enlever un revenu d'appoint. Notre but, c'est d'amener tout doucement les enfants à la compétition, s'ils en ont l'aptitude, et surtout la motivation. Car, beaucoup abandonneront en cours de... bassin, lassés par la répétition des entraînements
Les membres du club se répartissent la tâche. Après leur travail de la journée, ils viennent en fonction de leurs possibilités, apporter leur concours. En effet, un problème de taille se pose! Le club n'a pas de Maître nageur sauveteur ! Heureusement un gendarme (M.N.S ): M. Kappel vient lorsque son service le lui permet. Les autres jours il faut faire sans!Après, un pompier: Raoul Solé, passera son M.N.S., et viendra lui aussi aider.
Du côté des nageurs, cela s; étoffe aussi : on retrouve les »anciens » : Cadoul¬Geffrault - Mounier - Ferréol- Duriot/Ley - Briane - Fabre - Albenque ... et de nouveaux arrivent: notamment les Vieilledent (pour les aînés excellents nageurs, déjà formés au Club d'Alès – 30) - Sanchez (1) - Riva - Lamassoure - Plantade - Fau ¬Lavergne - Ginestet ... impossible de tous les citer.Le club va participer à toutes les compétitions d'été, et commence à bien se classer. L'hiver, on organise des convois, avec les voitures des dirigeants, afin d'emmener les meilleurs nageurs s'entraîner à Capdenac le dimanche matin. Tout ceci avec l'aimable concours de M. Lechat Directeur de la Piscine. Comme cela, les nageurs ne perdent pas leurs repères. ******Le bimillénaire de Rodez : toutes les associations Ruthénoises avaient été invitées à participer. Nous proposons l'organisation d'une manifestation: la venue d'un groupe de natation synchronisée (ballets nautiques). C'était sans compter sur une fâcheuse coïncidence ... quelques semaines avant la manifestation, la direction de la piscine (ou les services techniques) avaient décidé de réparer la machinerie de la piscine d'été. Les travaux durèrent plus longtemps que prévu, si bien que la mise en eau ne pourra se faire que deux ou trois jours avant la représentation. Et pourtant, nous étions tous les jours sur place afin de rappeler que nous avions besoin du bassin. Conséquence, les superbes naïades de l' ASPTT Toulouse, donnèrent leur spectacle dans une eau à 13° ! Elles firent alors preuve d'un courage rarissime, malgré la couleur de leur peau qui avait viré au bleu, elles arrivèrent à sourire entre deux figures. La mise en service de la piscine Tournesol (tant attendue), est un véritable psychodrame pour les dirigeants du SRN. En effet, ils vont apprendre par voie de presse... que deux heures leur sont attribuées... par semaine! Deux heures... pour accueillir plus d'une centaine d'enfants! Pendant des semaines, Charfes et Jeanine Ley vont entreprendre une véritable croisade contre les responsables municipaux, et surtout avec le Maire (de l'époque): M. Boscary-Monsservin. Il faudra arriver à provoquer une assemblée générale extraordinaire des membres du club, menacer d'aller revendiquer dans la rue (Dirigeants, Parents, Nageurs) pour obtenir une réaction. Monsieur Astoul (Adjoint au Maire) nous fut alors d'un grand secours.
Enfin, nous obtenons satisfaction: réaménagement des heures de bassin, et surtout la grande victoire, obtenir que les MNS municipaux, soient les animateurs de l'école de natation ! L'école de natation, que nous considérions comme la véritable pépinière du club.
Puis, en 1977, nous obtenons l'embauche d'un Directeur de piscine, véritable entraîneur, qui consacrera ses loisirs, à l'entraînement du club, par vocation : ALAIN SALABERT… (1) Jean-François Sanchez, souhaitait à l'origine faire du plongeon. Il était d'ailleurs superbement doué. Pendant quelque temps, mon mari, Charles Ley (président du Club), l'a emmené s'entraîner à Toulouse le soir (une fois par semaine). Malheureusement pour Jean-François, l'activité professionnelle de Charles (nombreux déplacements, et pas d'horaires fixes) ne lui ont pas permis de prolonger cette expérience. Quel regret! Toutes ces années passionnantes, mais difficiles, auront eu raison de ma santé, mais c'est avec sérénité que j'ai subi par la suite, plusieurs opérations chirurgicales. Le club était sur les rails, bien encadré. OUF! ! !On nous a peut-être oubliés (jubilé...) mais nous... nous n'oublions pas le Stade Ruthénois Natation, et tous nos petits nageurs courageux !Courageux! Fallait-il qu'ils le soient, surtout tant que nous étions bassins d'été. Lorsqu'ils devaient s'entraîner dans le froid, du printemps. Je me souviens encore avoir entraîné Jean-François Sanchez un soir de juin, pieds nus au bord du bassin, sous la futile protection de mon parapluie. Il était le seul du club à être venu, braver les intempéries. Je n'ai pas eu le cœur de le renvoyer chez lui!
Puis... Pieds nus... j'avais l'habitude... c'est comme cela que je suis rentrée chez moi un soir, après que l'on m'ait dérobé mes chaussures dans les vestiaires de la piscine ¬d'été !Voilà en quelques lignes, un petit retour arrière sur ces années. Que ceux qui les liront comprennent pour quelle raison, nous demeurons (et nos enfants avec nous) tellement attachés au SRN.




.... LES PREMIERS PAS DU SRN (club d'hiver)....
 
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